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Macron élu produit de l'année 2017 !!

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Macron élu produit de l'année 2017 !!

Message par BBTR le Mar 23 Mai - 9:57



Elisabeth Lévy : «Emmanuel Macron est un adversaire que j'aime déjà combattre»
Par Alexandre Devecchio Publié le 20/05/2017 à 20:06
Elisabeth Lévy : «Emmanuel Macron est un adversaire que j'aime déjà combattre»

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - A l'occasion de la sortie du dernier numéro de la revue Causeur, Elisabeth Lévy revient pour FigaroVox sur le sacre d'Emmanuel Macron. Son analyse est caustique et sans concession.

Élisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. Son dernier numéro consacre un dossier à l'élection d' Emmanuel Macron
Emmanuel Macron est donc le huitième président de la Ve République. Sa victoire n'est-elle pas un peu votre échec?
En tout cas, la France qui gagne a gagné. Le système est mort, vive le système!, pourrait-on ajouter. En effet, nous n'assistons pas à une révolution, plutôt à un changement de dynastie. Le président de la République incarne, avec talent, et surtout avec clarté, ce qu'on a appelé la «pensée unique», et le «cercle de la Raison», expression inventée je crois par Alain Minc. Il ne prétend pas renverser la table, en l'occurrence la technostructure - économique, administrative, culturelle - qui, derrière les élus, participe à la conduite de la société, il veut la sauver en lui donnant de nouveaux visages. Dans ces conditions, tous ceux qui se pensaient déjà comme des perdants, qui n'adhèrent pas dans l'enthousiasme au grand vent du progressisme mondialisé, ont l'impression d'avoir perdu. Les détromper devrait être l'une des missions prioritaires du nouveau président.
Qu'entendez-vous par «perdants», les pauvres, les chômeurs? Et que devrait faire le Président pour les rassurer?
Ce sont les gens oubliés ou craignant de l'être par la modernité économique et/ou culturelle, ceux qui redoutent que l'histoire s'écrive sans eux. «Des ploucs et des bourgeois», résume drôlement Finkielkraut. Vincent Tremolets de Villers a parlé du «parti de l'inquiétude». De Whirlpool à Versailles, de l'ouvrier licencié au catho déboussolé, de l'éleveur ruiné au diplômé précaire, beaucoup de Français sont en effet inquiets, parce qu'ils se méfient de l'Europe, qu'ils sont attachés à une certaine conception de l'identité française ou qu'ils ont peur de l'immigration de masse, mais aussi, pour une part, parce qu'ils vouent aux gémonies le grand capital. Quoi qu'il en soit, les raisons de leurs inquiétudes n'ont pas disparu par enchantement. Macron ne guérit pas les écrouelles et, au risque de casser l'ambiance, je ne crois pas que son élection suffira à guérir les fractures françaises. Alors espérons qu'il entende la demande de continuité historique de beaucoup de Français.
C'est la banque centrale européenne pour le « dur » l'économie, la monnaie , et Terranova pour le supplément d'âme, c'est-à-dire, notamment les questions d'intégration et d'immigration.
La France qui gagne, la France qui perd: n'est-ce pas un peu caricatural?
Peut-être, mais pas plus que le score réalisé par Macron à Paris: 90 %! Cependant, rassurez-vous, la frontière entre les deux France n'est pas étanche: même à Causeur, où règne cette aimable pagaille idéologique que l'on appelle pluralisme, il y a quelques macronistes du premier tour et de la première heure (j'espère qu'on s'en rappellera quand nous serons jugés pour dissidence). Ils ont essuyé force blagues pendant nos réunions de rédaction et maintenant, ils se paient notre tête. Ce sont les amusements de la démocratie. Plus sérieusement, pour la première fois depuis le référendum sur le traité de Maastricht, un responsable a été élu en portant ouvertement, donc dans une forme presque chimiquement pure, un projet européen et libre-échangiste, ainsi que le progressisme culturel et sociétal bon teint qui va avec. Pour faire court, c'est la banque centrale européenne pour le «dur» - l'économie, la monnaie, les affaires -, et Terranova pour le supplément d'âme, c'est-à-dire, notamment les questions d'intégration et d'immigration. Or, cette politique, enrubannée dans le joli mot «ouverture», plait d'abord à tous ceux qui, protégés des tracas du vivre-ensemble au quotidien par d'invisibles frontières culturelles, bénéficient de la disparition des frontières économiques avec en plus, le luxe de sentir bons et d'aimer l'Autre. Ça ne fait pas d'eux des salauds, plutôt des chanceux. Avant d'être une réalité politique, le macronisme possède déjà une sociologie: relativement homogène dans ses intérêts et dans ses représentations, cette coalition des chanceux a tout d'une classe sociale.
En attendant, il n'y a rien de très nouveau dans l'incantation européenne.
Sauf que, à la différence de ses prédécesseurs qui devaient avancer masqués et feindre d'être, un peu souverainistes pour Chirac et Sarkozy, toujours croyants dans la vraie gauche pour Hollande et Mitterrand, Macron joue à visage découvert, ce qui lui confère une grande cohérence idéologique, sur laquelle il a commencé à construire une alliance politique, en rassemblant des européistes des deux bords. Le mois dernier, l'excellent Basile de Koch écrivait ceci dans Causeur: «Non seulement il n'y a qu'une politique possible, mais personne n'a jamais réussi à l'appliquer.» Aujourd'hui, le président a toutes les cartes en main (ou il les aura sans doute à l'issue des législatives) pour mettre en œuvre sa politique. La contrepartie, c'est que, si elle échoue, on ne pourra plus nous dire qu'il faut encore plus d'Europe, plus de libre-échange et plus de multiculturalisme.
Au-delà de la synthèse libérale-libertaire réalisé depuis longtemps par des rebelles devenus publicitaires, comment définiriez-vous le progressisme de Macron?
En partie comme une façon de feindre d'organiser les mystères qui nous dépassent, c'est-à-dire d'adhérer au changement qui survient et que l'on tient pour inéluctable. Le progressisme façon Macron, c'est une nouvelle ruse de l'Histoire pour nous faire croire à sa fin dans les heureuses épousailles de la démocratie et du marché. Faites couler l'argent, le reste suivra. Dans les faits, cela risque de ressembler à une liquidation de tout ce qui est un peu trop national sur les bords. Or, contrairement à ce qu'il a dit, qu'y a-t-il de plus national, dans le sens de «situé», «ancré», «hérité», que la culture? Certains de mes confrères s'émerveillent de ce que le Président fasse de nombreuses références à nos grands héros. Ce name-dropping historique ne me convainc guère après qu'il a choisi la culture en France contre la culture française, c'est-à-dire la géographie et le droit contre l'histoire, ce qui est ici et maintenant contre ce qui a été. Mais en plus de cela, on peut craindre que ce progressisme soit la poursuite du déni par d'autres moyens.
Quand Macron se rend à Sarcelles, il joue au foot, fait des selfies et nous sert un discours gentillet sur la richesse de nos banlieues, mais il se garde de toute allusion aux sujets qui fâchent
Que voulez-vous dire? Que cacherait ce déni?
Il cache, en l'ignorant, la crise grave de l'intégration qui se traduit par la sécession mentale d'une partie de notre jeunesse, il cache l'avancée d'un islam radical et séparatiste qui prétend, là où il est en position de force, imposer sa loi aux corps et aux âmes de nos concitoyens de naissance ou de foi musulmane. Or, non seulement le nouveau président n'a, à aucun moment, semblé prendre la mesure de la gravité de la situation, mais il est allé câliner les enfants d'immigrés dans le sens du poil victimaire en allant, à Alger, expliquer que la colonisation tout entière était un crime contre l'Humanité - merci pour les pères blancs, les instituteurs et la mère d'Albert Camus. Benjamin Stora a expliqué dans Libération que la jeunesse des quartiers avait apprécié l'attention. Ce n'est pas tout. Quand Emmanuel Macron se rend à Sarcelles, il joue au foot, fait des selfies et nous sert un discours gentillet sur la richesse de nos banlieues, mais il se garde de toute allusion aux sujets qui fâchent - fondamentalisme, sexisme, antisémitisme…. Et contre le FN, il sort l'artillerie lourde de l'antinazisme et des heures les plus sombres. Seulement, les antisémites qui pourrissent la vie des juifs ne se trouvent pas au Front national, mais à Sarcelles (ce qui ne signifie nullement que tous les habitants de Sarcelles soient antisémites). Pour avoir parlé sans détours de cette montée, dans les quartiers, de la haine antijuive, Manuel Valls avait pratiquement été traité de raciste par une certaine Marlène Schiappa, la nouvelle ministre de l'égalité des sexes. Alors, ne menons pas de procès d'intention. Peut-être Emmanuel Macron va-t-il découvrir les territoires perdus et lancer le combat culturel qui présidera à leur reconquête. Ce vendredi, le Parisien évoquait le quartier de La Chapelle-Pajol à Paris, où les femmes sont empêchées de circuler sur la voie publique. Quand le choc des civilisations s'invite dans la capitale, on voudrait savoir ce que le chef de l'Etat compte faire pour y faire respecter la loi républicaine.
Si la droite n'est pas aux manettes aujourd'hui, c'est parce que, au moment où le monde devait être repensé et de nouveaux clivages explorés, elle a renoncé à tout travail sur les idées
En attendant, il a gagné. Votre diagnostic sur la société française n'était-il pas complètement à côté de la plaque?
Voulez-vous dire, comme Zemmour l'a lancé à Finkielkraut l'autre soir, que nous sommes devenus désuets, ringards, et que la France, revigorée par un grand bol d'optimisme macronien, n'a que faire des attachements dont nous nous encombrons? Ringard vous-même! On verra si Macron est un antidote à la dépression identitaire. En attendant, permettez-moi de vous rappeler que, outre le karma que lui prêtent les journalistes, Emmanuel Macron a reçu le concours de forces plus terrestres: sans les affaires Fillon et sans le ravissement que sa candidature a suscitée dans nombre de grands médias, vous seriez peut-être en train de louer ma clairvoyance. Par ailleurs, une coalition disparate de refus ne fait pas un projet commun. Le président ne bénéficie peut-être pas de l'adhésion d'une majorité de Français, mais il représente assurément la minorité la plus importante. De plus, si la droite n'est pas aux manettes aujourd'hui, c'est parce que, au moment où le monde devait être repensé et de nouveaux clivages explorés, elle a renoncé à tout travail sur les idées, surfant d'une ligne à l'autre le nez sur les sondages sans jamais se demander s'il n'y avait pas une petite contradiction entre les causes qu'elle chérissait et les conséquences qu'elle abhorrait ou, pour le dire autrement, entre son moi libéral et son surmoi conservateur. Résultat, face au progressisme macronien, il n'existe pas aujourd'hui d'alternative (raisonnablement) conservatrice qui définirait par exemple un protectionnisme tempéré et l'usage raisonnable de frontières dont on ne voit pas pourquoi elles devraient être ouvertes ou fermées. Et l'alternative populiste, qu'elle soit de droite ou de gauche, a échoué à séduire suffisamment d'électeurs.
Les questions identitaires ont été très peu abordées durant cette campagne. Est-ce seulement la faute des journalistes ou intéressent-elles finalement moins les Français que les questions économiques et sociales?
Il est difficile de répondre à cette question de poule et d'œuf mais le résultat est là. J'ai été atterrée par la focalisation de la campagne, en particulier des débats télévisés, sur les questions économiques ou plutôt micro-économiques, comme si on votait en fonction de ses seuls intérêts matériels: combien d'impôts, quelle retraite, quelles charges? Il est normal de se soucier de son niveau de vie et de celui de sa famille, mais la contribution de nos générations à l'histoire humaine sera-t-elle d'avoir inventé un homme qui se nourrisse exclusivement de pain? Que l'économie, c'est-à-dire l'organisation de la production, des échanges et de la redistribution, qui modèle l'ensemble de la société, soit au cœur de l'action publique, c'est légitime. Qu'elle en soit l'unique finalité, le seul critère, est un brin déprimant car cela entretient le feu croisé des ressentiments, chacun étant sans cesse invité à compter ce qu'il n'a pas, donc à recenser ce que son pays devrait faire pour lui. François Hollande a installé comme une évidence l'idée que sa réussite se mesurerait exclusivement à l'inversion de la courbe du chômage. Si, pour vaincre le chômage, la France devait devenir une petite province du marché mondial, parlerait-on de réussite? Pardon de sortir les grands mots, mais l'avenir de notre civilisation ne pourrait-il pas être l'un des horizons de la politique? L'élection présidentielle n'est pas l'entretien d'embauche d'un chef de service.
Après François Hollande qui gouvernait sous la surveillance du Monde, que Macron tienne la dragée haute aux journalistes m'amuse beaucoup.
Emmanuel Macron a plutôt réussi ses premiers pas. Le soir de sa victoire, il a su s'adresser aux perdants de la mondialisation qui n'avaient pas voté pour lui. Lors de la passation de pouvoir, il a également fait preuve d'une verticalité qu'on ne lui connaissait pas. Pourriez-vous être séduite? Et si vous vous étiez trompée sur son compte …
Je serais enchantée d'être déçue en bien, comme on dit en Suisse. Et je ne l'exclus pas. Il faut peut-être rappeler que l'opposition n'a nullement besoin de détestation. Durant l'entre-deux tours, on a assisté à un déferlement de haines concurrentes: des «fachos» - ça c'est un devoir citoyen -, des ni-nistes, traqués comme traîtres à la sainte cause. Emmanuel Macron en a eu plus que sa part, que l'on songe à la tribune dans laquelle François Ruffin, auteur de Merci Patron et héros de la France insoumise, répète avec délectation: «Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï». Et pourquoi tant de haine? Parce que le chef de l'Etat a été banquier, un crime intolérable, et qu'il est «riche» - ce qui est assez relatif et parfaitement autorisé. Au-delà même de son projet, on peut trouver son côté premier de la classe - ou gendre idéal - agaçant et ses tics de langage insupportables. La haine, je n'achète pas.
Mais vous me demandez si je pourrais être séduite. On verra: on ne m'a pas si facilement, avec quelques jolies phrases! Je ne me lasse pas du spectacle de tous ces routiers du pouvoir s'extasiant et s'attendrissant sur la jeunesse et sur les innombrables qualités du jeune prince. Certes, cette jeunesse lui permet d'apprendre vite. De fait, il n'a pas répété au soir du 7 mai les erreurs qu'il avait commises le 23 avril. Et comme la verticalité est largement affaire de rituels, je vous accorde qu'il se verticalise, même si, comme l'observe Régis Debray, en même temps, il s'américanise. Cependant, nous n'allons pas passer le quinquennat à commenter les symboles du Président d'autant plus que, sur ce terrain là, le syndrome «en même temps» joue à plein, il suffit de gratifier chaque groupe de sa petite dose. Allez, je vous fais un aveu. Après François Hollande qui gouvernait sous la surveillance du Monde, que Macron tienne la dragée haute aux journalistes m'amuse beaucoup. Les sociétés de rédacteurs s'étranglent de rage parce que l'Elysée prétend, semble-t-il, choisir des interlocuteurs compétents, ce qui est assez outrecuidant, et, plus généralement, ne manifeste pas à l'égard de la profession la déférence à laquelle elle est habituée. Je trouve cette ingratitude très présidentielle. Et pour le coup passablement verticale.
Marine Le Pen s'est montrée brouillonne, agressive, grossière lors du débat. Ne vous étiez vous pas trompée également sur son compte? Comment expliquez-vous un tel naufrage?
La démocratie, c'est l'espace de l'engueulade civilisée. Ce soir-là, Emmanuel Macron avait l'air de quelqu'un avec qui on peut s'engueuler. Pas elle. Elle aurait dû être la porte-parole de l'inquiétude française ; en manquant à la courtoisie la plus élémentaire, elle l'a attisée. Pour autant, je n'ai aucune envie de participer à la curée avec tous mes confrères qui répètent avec gourmandise qu'elle a montré son vrai visage. Elle a lamentablement raté ce rendez-vous crucial et comme l'a noté Finkielkraut, ce n'est pas en faisant du Pétain, mais du Trump. J'ignore quelle sera la suite de sa carrière. Mais je me garderais d'affirmer que le visage pénible qu'elle a montré ce soir-là était le vrai.
Quand Manuel Valls, cédant à l'intimidation, a longtemps donné des gages de la sienne, Macron, en avance sur ses camarades, se fichait de l'Église et de son clergé.
Macron se dit, «Et de droite et de gauche» et refuse ainsi de confondre la gauche avec le camp du bien. Une absence de manichéisme qui devrait vous plaire …
Ah oui, quel grand Président! Blague à part, je sais gré à Emmanuel Macron d'avoir brisé le sortilège sémantique qui obligeait la plupart de ses anciens amis à attester régulièrement la ferveur de leur foi «de gauche». Quand Manuel Valls, cédant à l'intimidation, a longtemps donné des gages de la sienne, Macron, en avance sur ses camarades, se fichait de l'Église et de son clergé. Le plus triste est que la gauche laïque ait disparu dans la bataille: si République en marche ne présente pas de candidat face à Manuel Valls, ce n'est pas grâce à sa singularité laïque, mais malgré elle. Et que Malek Boutih n'ait pas bénéficié du même traitement est de fort mauvais augure. Reste que le mot magique qui a fait la pluie et le beau temps dans la vie intellectuelle - et empêché pas mal de monde de penser -, autrement dit, le mot «gauche», est en passe d'être sérieusement démonétisé. Il ne mordra plus personne. Tant mieux.
Le macronisme a également le mérite de clarifier le débat politique et de révéler les vrais clivages au-delà des petites guerres partisanes…
En effet, la recomposition qui commence est une clarification et je m'en félicite. Après avoir clamé pendant des années que la droite de la gauche et la gauche de la droite partageaient l'essentiel, et menaient, peu ou prou, la même politique dont tous assuraient que c'était la seule possible tout en jurant qu'elle tranchait radicalement avec celle de leurs adversaires, je ne vois pas comment on peut hurler à la trahison au prétexte que Gérard Collomb, Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire et pourquoi pas demain NKM ou Juppé travaillent ensemble sous la houlette d'Emmanuel Macron. Reste à savoir ce qui se passera dans le reste du champ politique.
L'élection est également un défi pour Causeur et les idées que la revue défend. Sa victoire vous invite-t-elle à vous réinventer? La dérision et la contestation doivent-elles davantage laisser la place à la persuasion et la proposition?
D'abord nous ne pratiquons pas la dérision mais l'ironie et la critique. Nous ne sommes ni cyniques, ni méchants. Ensuite, cette élection et la situation qu'elle crée sont au contraire un puissant excitant pour qui aime réfléchir à la chose publique et au mouvement des idées. La seule question du libéralisme pourrait nous occuper tout le quinquennat. Et puis nous comptons bien jouer un rôle de vigie sur le front de la laïcité, de la République, des territoires perdus. Bref, Emmanuel Macron est un adversaire que j'aime déjà combattre. D'ailleurs, grâce à lui nous avons connu les disputes les plus animées de toute l'histoire de Causeur. C'est un bon début, non?
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Re: Macron élu produit de l'année 2017 !!

Message par denis01 le Mer 24 Mai - 9:36

il ne faut pas se leurré il va nous la mettre bien au fond aussi la carotte
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Re: Macron élu produit de l'année 2017 !!

Message par BBTR le Mer 24 Mai - 14:27

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Re: Macron élu produit de l'année 2017 !!

Message par denis01 le Jeu 25 Mai - 10:22

aïe que cela vas faire mal
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Re: Macron élu produit de l'année 2017 !!

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